Les vieilles turbines des producteurs d’énergie indépendants face aux négociations et à une demande croissante sur le réseau du CEB

Selon le dernier rapport annuel du CEB de 2023, les IPP contribuent à plus de 44 % du réseau électrique.

C’est le « Talk of the Town » depuis deux semaines dans les rangs du gouvernement et du secteur privé. Les négociations ont débuté pour l’éventuel renouvellement des contrats des producteurs d’énergie indépendants auprès du Central Electricity Board (CEB). Selon le dernier rapport annuel du CEB de 2023, les IPP contribuent à plus de 44 % du réseau électrique. La panne de la centrale thermique de Savannah remet sur le tapis les vieilles turbines et les moteurs vieillissants du secteur privé.

Comment se réinventer, se défaire du charbon, valoriser la bagasse et d’autres énergies propres ? C’est le défi des producteurs d’énergie indépendants en 2025. Les turbines et moteurs à charbon ou à bagasse sont devenus vieillissants. Le prix du charbon a flambé considérablement en cinq ans. Et la production de bagasse est en déclin face à l’abandon de la culture de la canne à sucre. Aujourd’hui, les négociations sont en cours pour le renouvellement des contrats, alors que l’engagement concernant l’arrêt de la production d’énergie à partir du charbon expire en 2027.

Au centre des débats entre les autorités et le secteur privé : comment se tourner vers les énergies propres et exclure les énergies fossiles ? L’option privilégiée en haut lieu serait l’utilisation du gaz liquéfié… Toutefois, ses coûts d’exploitation et de maintenance sont mirobolants.

L’investissement du secteur privé est envisagé pour remplacer les vieux moteurs et adopter une nouvelle technologie. Les négociations portent aussi sur les rémunérations des IPP, dont les contrats sont qualifiés de « bétonnés ».

Certaines sources au ministère de l’Énergie plaident pour un appel au patriotisme en cette période de crise énergétique.