Gérard Sanspeur, un stratège aux multiples casquettes qui dérange

Gérard Sanspeur n’est pas un inconnu du secteur privé et du public.

Gérard Sanspeur a été à la fois conseiller stratégique, président de plusieurs conseils d’administration de corps parapublics et figure influente du secteur privé. Mais il reste un nom qui divise.

Présenté comme un technocrate chevronné, il est aussi l’homme des polémiques. Tout le monde se rappelle de ses clashs avec l’ex-ministre Roshi Bhadain sur le projet Heritage City, ou encore avec la CEO de Landscope Mauritius, Naila Hanoomanjee.

Gérard Sanspeur n’est pas un inconnu du secteur privé et du public. Son parcours débute dans les années 1980, avec un passage remarqué à la Chambre de commerce et d’industrie ainsi qu’à la Mauritius Freeport Development.

Entre 2009 et 2015, Gérard Sanspeur passe de nouveau au secteur privé. Son départ du groupe Currimjee, en 2011, après le fiasco du projet La Cambuse Resort Village, a fait couler beaucoup d’encre. Un litige judiciaire de 10 millions de roupies est alors lancé, mais l’affaire a été réglée à l’amiable quelques années plus tard.

En 2015, il se rapproche du MSM et prend les commandes de l’ex-Board of Investment, rebaptisé Economic Development Board, avant de présider Landscope Mauritius et d’autres corps parapublics.

En parallèle, il cumule des responsabilités comme Senior Adviser au PMO, ce qui lui rapporte un salaire global dépassant 476 500 roupies par mois.

Ses frictions politiques alimentent régulièrement les gros titres. Le plus mémorable reste son bras de fer avec Roshi Bhadain sur le projet Heritage City en 2016. Des fuites dans la presse évoquent alors le danger que représenterait le Bagatelle Dam.

Dans la foulée, il est aussi accusé d’avoir publiquement rabaissé la CEO de Landscope, Naila Hanoomanjee, proche de la famille Jugnauth.

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