
Des questions d’intérêt majeur figurent à l’ordre du jour. Ce sera le premier voyage officiel à l’étranger du Premier ministre, Navin Ramgoolam, et un signe fort que Maurice ne compte plus négliger le continent africain. Le numéro deux du gouvernement, Paul Bérenger, l’a bien fait comprendre lors d’une sortie publique, hier.
Ce déplacement intervient dans un contexte particulier pour Maurice. À l’agenda figurent les « réparations » pour les crimes engendrés par la colonisation.
Après l’élection du nouveau président de la commission de l’Union africaine, les chefs d’État du continent discuteront des réparations des crimes de la colonisation, thème central de ce 38e sommet à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, ce week-end.
Récemment, certains chefs d’État occidentaux ont commencé à reconnaître leurs torts, et des musées ont entamé la restitution de trésors et d’œuvres d’art africains volés.
Pour Maurice, il sera principalement question du dossier des Chagos et de son combat contre les Britanniques sur la décolonisation de l’archipel des Chagos, d’où la présence du président du Groupe des réfugiés des Chagos, Olivier Bancoult, dans la délégation mauricienne qui quitte le sol mauricien ce jeudi. Le gouvernement continue de rechercher le soutien des pays africains dans ce combat.
Il est à noter que ce sommet intervient également dans un contexte marqué par les récentes annonces de Donald Trump de suspendre les programmes d’aide étrangère américains. Il est déjà passé à l’action en Afrique du Sud, qui a immédiatement réagi en arrêtant d’exporter des minerais destinés aux États-Unis.